26. oct., 2020

Einstein & Spinoza

Einstein croyait-il en Dieu ?

La réponse qu'il a toujours donnée est: "Je crois au Dieu de Spinoza".

Mais pour comprendre ce que Spinoza entend par Dieu il faut lire tout ce qu'il a écrit…Bon courage !

Certains soutiennent que le Dieu de Spinoza aurait pu prononcer ces paroles :

"Cesse de prier et de battre ta poitrine.
Amuse-toi, aime, chante et apprécie tout ce que ce monde peut te donner.
Je ne veux pas que tu visites des temples froids et sombres que tu dis être ma maison!
Ma maison n'est pas dans un temple, mais dans les montagnes, les forêts, les rivières, les lacs et les plages. C'est là que se trouve ma maison et c'est là que j'exprime mon amour.
Ne te laisse pas duper par les textes écrits qui parlent de moi: si tu veux m'approcher, regarde un beau paysage, essaie de sentir le vent et la chaleur sur ta peau.
Ne me demande rien, je n'ai pas le pouvoir de changer ta vie, toi, si.
N'aies pas peur, je ne juge pas et ne critique pas, je ne distribue pas de punition.
Ne crois pas celui qui me simplifie par des règles simples à observer: celles-ci ne servent qu'à te faire sentir inadéquat et coupable de ce que tu fais, elles servent à te garder sous contrôle.
Ne pense pas toujours au monde après la mort et ne crois pas que c'est là que tu connaîtras la vraie beauté: ce monde a tant à t'offrir en matière de beauté, et c'est à toi de le découvrir.
Ne pense pas que je te fixe des règles: toi seul es le maître de la vie, et tu décides toi-même ce que tu en fais.
Personne ne peut dire ce qu'il y a après la mort, mais affronter chaque jour comme si c'était la dernière chance d'aimer, de se réjouir et de faire quoi que ce soit, t'aidera à mieux vivre.
Je ne veux pas que tu croies en moi parce que quelqu'un prétend fortement que j'existe, mais je veux que tu me sentes toujours en toi et autour de toi."

Peu m'importe que ce texte soit de Spinoza ou pas, mais ce "Dieu de Spinoza et d'Einstein" me semble faire très bon ménage avec ma pensée.

Un jour un vieux prêtre a qui je venais de demander très amicalement : "Pourquoi des gens bons comme lui et plus intelligents que moi, ont-ils besoin de croire ?"
Voici ce qu'il m'a répondu :" Certains ont besoin d'une canne, toi tu n'en a pas besoin."  J'ai donc compris que pour lui le croyant est un handicapé. Évidemment cette image est habille car elle désarme l'athée dans tout dialogue avec le croyant. Donner un coup de pied dans le stabilisateur de l'infirme serait stupide. Un seul problème demeure entre croyance et non croyance c'est celui de la tolérance qui doit rester réciproque.