10. avr., 2022

Résistance Nice Ouest

Actes de résistance au nazisme dans le quartier Nice Ouest

PRÉFACE

Récit de quelques actes de résistance à l'occupant nazi, du secteur Nice Ouest. Les co-signataires de la présente,  témoignent de l'activité de notre ami Charles MENARDI, responsable du secteur que nous vous présentons.
Né à Nice, le 4 novembre 1906, titulaire de la croix de guerre, Croix du Combattant C.V.R. et Croix du Combattant à la libération, désigné Membre de la délégation spéciale de la ville de Nice, membre du secrétariat avec William GARUCHET, du  cabinet de Virgile BAREL, Président de la délégation spéciale de la ville de Nice. 
Nous avons chargé notre ami MENARDI de vous présenter le compte-rendu d'une partie de l'activité de la Résistance du secteur Nice-Ouest période de 1941 à 1944.

Soussigné :

Gilles de André, « Gilles », Responsable du Secteur Lingostière, St Isidore
Giannini, alias Malou, Responsable du secteur Nice Ouest des questions militaires

Castellani, Alias Lagneau, du Tuange FTPF légaux Ménéi Giorni 

Signatures…

Première partie

Le secteur était composé des quartiers suivants : Magnan, La Madeleine, Colline de Fabron, Avenue de la Californie, quartier de Carras, Sainte-Marguerite, La Lanterne, Route de Grenoble, Saint-Isidore Lingostière.

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Premier contact avec le camarade MOLINARO Eloi qui habitait  Route de Marseille. J'habitais au quartier de l’Arénas  Ensuite  un deuxième contact avec Auguste MAICON, aviateur, qui avait un hangar Promenade des Anglais prolongée. Il nous a procuré les premiers tracts contre les occupants italiens, tracts qu'il rédigeait lui-même dans son hangar.

Première période de diffusion avec des moyens restreints.

JUILLET 1942 : contacté par Émile  GAFFINO, devenu par la suite Commandant F.T.P.F. (alias Michel RASPAIL).

Quelques jours après, contact avec le camarade Marius CASTEL Pour une organisation plus sérieuse de tout le secteur: mise en place de tous les responsables à contacter pour toute les actions clandestines à effectuer dans le secteur. Premier contact avec le camarade GIANNINI Louis qui habitait à l'avenue de Carras. Il faisait partie de la section du secteur avant la guerre de 39-40.  Première action à faire : récupérer la machine à écrire et la ronéo de la section. Elles avaient été cachées dans une cave de  l'avenue Saint-Augustin. Il réussit à prendre contact avec le  camarade GOIRAN, qui était parti dans l'Ain car il était  recherché par la police de Vichy. GIANNINI a pu récupérer la  machine à écrire et la ronéo qu'il transporta chez le camarade   BERGONZO, au quartier de la Bornala qui imprima le Patriote  Clandestin et divers tracts. Les papiers étant fournis par  VENTURELLI qui était employé au Petit Niçois. Par la suite, nous  prenions tous les contacts avec les autres camarades que nous  avait indiqué CASTEL; SGARAVIZZI à la Madeleine, MENEI et Ange  CASTELLANI à Fabron Supérieur, PREMOLI et FIANDINO pour le quartier du Var. Le camarade GILLES que j'avais contacté pour la première fois, avec MOLINARO d'abord à la cave Carlon Rue Barralis ensuite à cause d'un incident, il se rendit à sa maison de campagne à Saquier où il était en sécurité et il devint donc le responsable de St-Isidore Lingostière. Ensuite, grâce à nos relations dans le quartier, nous pouvions avec prudence recruter d'autres camarades afin de couvrir tout le secteur, Françis BARANI quartier de Caucade, ALEGRINI Chemin des Moulins. À partir de là, nous pouvions organiser un travail de distribution de tracts et de journaux qui nous étaient fournis par un courrier. femme âgée à l'époque de 60 ans environ. Je ne me souviens pas de son nom.

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Elle venait de la ville à pied avec un grand cabas avec des légumes par dessus les journaux et les tracts qu'elle déposait chez le camarade CUBEDU à l’avenue Frémont. Ensuite, ils étaient transportés dans mon dépôt de journaux que j'exploitait avenue de la Californie. J'étais dépositaire central des journaux "L'ÉCLAIREUR DE NICE" et "LE PETIT NIÇOIS". Je cachais les tracts et journaux clandestins dans une cache sous le plancher de mon maqasin. Avec plusieurs camarades, nous faisions la distribution à tous les responsables du secteur par divers moyens, surtout à vélo. de mon côté, j'avais un camarade régional (POLO) qui me passait des instructions et des conseils de prudence pour tous les camarades. Les contacts avaient lieu dans les divers points de la ville, jours retenus par avance et en cas d’impossibilité reporté au lendemain même heure. Le dernier POLO que j'ai contacté c'est le carnarade René HOUAT qui a été par la suite, à la libération, le secrétaire général de Virgile BAREL. Président de    la délégation spéciale de la ville de Nice. Plusieurs actions ont été effectuées à partir de 1943. Le camarade GIANNINI qui était responsable militaire, avait des contacts avec des camarades du maquis où il a réussi à faire partir des réfractaires. GILLES avait fait des relevés des plans militaires de la côte, également des renseignements sur les troupes d'occupation. Ils   ont été transmis (mais je n'ai pas souvenance à qui). Nous organisions des   collectes de fonds, vivres et vêtements, pour le maquis. Destructions des fils téléphoniques reliant la villa récupérée par l'état major allemand avenue Saint-Augustin, face à l'avenue du Docteur Roux  (action effectuée par   BARANI et ALEGRINI). II y avait également des soldats polonais qui étaient en réserve à l'ancien Établissement Gaumont. Ils assuraient la garde de la voie ferrée et surtout sur les ponts de l'avenue  Sainte-Marguerite. la Lanterne. etc... Au sujet des polonais, deux de ces derniers sont allés se réfugier chez des paysans de  la Lanterne avec armes et bagages, une quinzaine de jours avant  l’insurrection. Notre camarade CUBEDU a pu récupérer les armes et munitions: deux fusils avec balles qui ont été cachés à mon dépôt de journaux. Nous avions également une filière pour procurer des cartes d’identité aux israélites qui habitaient dans notre secteu: De ce fait, ils pouvaient s'éloigner de Nice en allant dans des coins plus calmes et plus sûrs. C'était le commissaire HARENG 

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fusillé à l'Ariane. qui nous procurait ces documents indirectement.

Le 5 juin 1943, j'ai été enrôlé dans les F.T.P.F. légaux (ci-joint  certificat  de  la IX région militaire de Marseille).

Janvier 1944 : je suis contacté par James (commandant JOB) de l'état major des F.T.P.F. légaux. Il me demande de prendre la responsabilité de l'organisation des milices patriotiques dans le secteur. Avec tous les responsables des quartiers cités, nous avons mis sur pied, avant le moment décisif, trois compagnies de 240 membres. Notre action a été très efficace durant cette période, ce qui nous a permis de démoraliser les troupes d'occupation avant l'insurrection.

Le 27 août 1944 : je suis convoqué par les moyens habituels à une réunion des responsables politiques et militaires dans un appartement du 2° étage au quai Galliéni. On nous informe que l'insurrection de Nice est décidée pour le 28 août 1944 à 6 heures  du matin.

Nous devons prendre toutes les dispositions en vue d'occuper tous les points stratégiques dans notre secteur. 
Dans  la soirée nous contactons tous les camarades responsables des  quartiers de notre secteur. De la décision qui a été prise par l'état major des mouvements de la résistance, nous avons reçu la mission de les informer dès le 28 août dans la soirée. J’ai essayé de remplir cette mission. Je suis parti vers 13 heures du quartier de Carras pour me rendre au quai Galliéni où nous avions eu la réunion, et rendre compte des résultats obtenus;  mais tous les responsables étaient partis pour cause de sécurité. Les résultats de nos opérations ont été communiqués  dès le lendemain.

2éme PARTIE 

Mobilisation de tous les camarades le 28 août à 6 heures du matin, quartier général dépôt de journaux, avenue de la Californie. Pour Magnan la Madeleine, le camarade SGARAVIZZI avait reçu comme consigne de se rnettre en relation avec le M.O.I. responsable CHIMER. Il n'y a aucun point stratégique mais il faut prévoir une liaison permanente avec tous les camarades composant les milices patriotiques, se tenir prêt à toute éventualité (mission remplie de ce côté de notre part ).

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les camarades du quartier Carras Californie arrivent selon les instructions données la veille, à partir de 6 heures, au quartier général. Nous décidons une première intervention.  Occupation du central téléphonique de Fabron. Nous avions un camarade MELAN, qui était employé aux P.T.T. comme chef de service. Nous savions que le central était gardé de jour et de nuit par la police. Décision rapide, GIANNINI et moi-même avec un révolver chacun, nous nous présentons et sommes reçus par l'agent de police qui était du quartier. Nous lui avons fait part de notre intention d'occuper le central afin de le protéger d'un sabotage éventuel. Aucun problème, il se rallie à notre cause et n’informe pas ses supérieurs. Nous repartons et désignons  plusieurs camarades qui se rendent individuellement à ce poste. Par la suite, nous avons du renfort, des C.F.L. capitaine CALVIN qui vient avec un groupe de résistants. Par la suite, il y a eu quelques combats.  Des prisonniers polonais se sont rendus avec leurs armes. De notre côté, nous avons eu deux blessés. 

Deuxième occupation  Quartier La Vallière. Le transformateur électrique est occupé. Responsable MOLINARO qui était en contact avec la personne qui faisait le contrôle de ce transformateur, pas de problème, plusieurs carnarades du secteur La Vallière sont venus en renfort pour la protection. À Carras, un jeune du  quartier qui voulait se joindre à notre groupe, Roger SIMON, a été arrété par les allemands qui étaient à Carras. Il a été torturé et tué dans la soirée. Nous ignorions cette arrestation  et cette exécution jusqu'au lendemain matin. Pour le quartier général de Carras (entrepôt de journaux), tous les camarades qui étaient présents et responsables se tenaient au courant du déroulement de la situation par des courriers des évènernents de la journée. Un accrochage a eu lieu à Sainte-Marguerite avec un groupe de camarades qui étaient en attente et des allemands qui venaient, je crois, de Saint-Isidore. Un camarade a été tué, CANTERGIANI. Nous sommes tous en place pendant la nuit du 28 Août.

Le lendemain à l'aube. nous apprenons le départ des allemands qui étaient basés dans le quartier de Saint-Augustin. Nous sommes dans l’obligation de faire un barrage avenue de la Californie, avenue Saint-Augustin à hauteur de mon dépôt, car nous nous  

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sommes rendus compte que des étrangers du quartier venaient  pour dévaliser des villas, quartier de la Lanterne. Quatre camarades armés de fusils arrêtaient ces personnes et prenaient les objets dérobés pour les rendre à leur propriétaire, en les déposant à mon dépôt. Le lendemain 30 août, les camarades  PREMOLI et  FIANDINO, responsables du secteur Route de Grenoble, prennent l'initiative d'aller collecter des pommes de terre, légumes et fruits divers, que nous distribuons gratuitement à la  population de Carras à la grande satisfaction de ces derniers car les magasins étaient fermés.  Nous récupérons des armes et des munitions, des grenades, qui  seront cachées dans mon dépôt de Carras. Nous remettons ces armes  par la suite à des responsables désignés par les mouvements unis de la Résistance.

Occupation de la station de pompage des eaux de Fabron Supérieur.

Responsables les camarades MENEI et Ange CASTELLANI. Plusieurs  camarades se joignent à eux pour la protection de la station qui  fournissait l'eau potable à ce quartier. Il faut signaler qu'ils avaient fait du bon travail de 1942 à 1944. Distribution de  tracts qui étaient imprimés par Virgile CORBANI, qui avait à sa disposition une ronéo. Il est resté à Saint-Antoine de Ginestière pendant un mois environ. Ensuite, nous avons pris le relais par  nos distributions que nous faisions parvenir à MÉNÉI. Ils  sabotaient en permanence les lignes téléphoniques qui traversaient les propriétés, afin de couper toutes les liaisons avec la Batterie Russe de Caucade, le PC allemand d'Aspremont et Saint-Roman de Bellet. Le camarade René ASTEGIANI était souvent reçu par ses camarades, à tour de rôle, il passait la nuit dans le quartier.

La nuit du 27 au 28 août, ils ont eu un accrochage avec des allemands qui venaient de la vallée en passant par Saint-Isidore, pour éviter de traverser la ville, pour se rendre vers Levens et l'Authion où des combats sérieux ont eu lieu avec  la 1ère D.F.L. ensuite avec l'appui des troupes américaines. Deux allemands ont été enterrés par les leurs devant le portail de la villa "Halte de la Reine" à Fabron.

La quatrième opération : occupation de l'usine de Lingostière,

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électricité du Littoral Méditerranée. Elle a été la plus importante grâce au courage et à l'esprit d'initiative de notre camarade GILLES, responsable du secteur en liaison avec deux camarades de l'usine : BELTRANDO et BIANCHI. Je lui ai demandé de me faire un compte-rendu détaillé de cette opération car après quarante sept ans, il fallait que nous fassions le point ensemble pour se rafraichir la mémoire. Je transcris tous les faits qui se sont produits. GILLES convoque par les contacts qu'il avait dans le secteur, une vingtaine de camarades et quelques  sympatisants, pour expliquer ce qu'il attendait d'eux. Occupation de l'usine sans armes. Il faut les prendre où elles sont, une  chance, un camarade de Caucade qui devait se rendre à l'usine en  renfort, le camarade BATTAINI, avait pu obtenir des renseignements  précis sur une compagnie allemande composée de polonais qui stationnaient à la Maison Rouge vers le Vallon de Saint-Laurent.  Il avait appris que ces soldats avaient tué leur commandant.  GILLES, accompagné de deux camarades, part vers le canal d'arrosage, vérifiant sur place la situation. Ils disent aux  polonais qu'ils sont l'avant-garde d'un important groupe de patriotes bien armés. Ils constatent que leur officier était  enterré. les bottes dépassant de la fosse. Deux ou trois polonais comprennent le français, après conciliabules, les soldats décident de se rendre. GILLES leur explique qu'ils sont prisonniers et seront bien traités. Une vingtaine seront amenés par les trois camarades à l'usine de Lingostière, mais au préalable. ils leur demandent d'amener toutes les armes. Retour triomphal et joie des hommes qui occupaient l'usine. Ils voudraient se servir des armes sans en connaître le maniement. GILLES demande un volontaire parmis les prisonniers pour servir d'instructeur. Deux polonais demandent à voir GILLES pour lui indiquer qu'ils avaient minés tous les pontets de dégagement des eaux qui sont sous la Route Nationale 202, GILLES leur propose de les remettre aux autorités américaines avec un certificat s'ils déminent en sa présence tous les pontets. Il les accompagne et assiste au déminage. Il lui a fallu beaucoup de courage car il risquait sa vie. Avant cette période, GILLES, du haut de sa colline, avait noté les quartiers du lit du var qui avaient été minés par les allemands. Il a demandé à la 

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population de Saint-Isidore des vieux draps, du linge blanc déchiré en bandes. Il est parti aidé par des hommes, dans le lit du Var pour les placer tout au long des parties minées. Ils ont été aidés par des camarades cheminots des C.F.P. qui ont amené avec une draisine des chargements de traverses de rails. GILLES part en reconnaissance avec deux camarades sur la 202 vers la Manda. Ils voient de loin un blindé. Tous les trois se cachent dans le fossé ; malgré cela, ils sont obligés de  continuer. ( blindé allemand non, américain oui). GILLES les  arrête et explique à l'officier le travail accompli dans le lit du Var. Ce dernier signale immédiatement aux chars de la rive droite les renseignements donnés par GILLES. Ils peuvent donc  déminer d'après les croquis et les bandes de drap blanc. Les  troupes américaines peuvent donc traverser le Var sans dommnage  pour le matériel et les hommes. Ils ont fait entièrement  confiance a notre camarade GILLES. Suite à la promesse faite par  GILLES. les prisonniers qui étaient gardés dans l'usine de  Lingostière et à qui il avait pris les livrets militaires, furent  remis aux autorités. Certains choisirent la France, d'autre le Canada où les U.S.A. . Aux deux qui avaient déminés les pontets, il remis un certificat témoignant de leur aide. Avant celà,  les camarades de l'usine lui indiquent qu'elle était gardée jour  et nuit par un groupe de gendarmes de Saint-Martin-du-Var. Vers minuit, il se rend avec deux camarades à l'endroit indiqué pour les neutraliser. Ils étaient sept mais ils dormaient. Nos camarades s'emparèrent des armes.

L'officier qui commandait cette brigade demande à GILLES que les armes lui soient remises après contrôle. Il promet de les rendre mais il n'a pas pu tenir sa promesse car ces armes avaient disparu. Il prend une précaution supplémentaire : il se rend avec deux camarades chez le directeur de l'usine qui était un factieux. Ils tranquilisent sa femme et ses enfants et ils pénètrent de force dans son bureau. GILLES le fouille et trouve un pistolet, un insigne S.O.L. Il sera gardé à vue. Au préalable. ils avaient coupé le téléphone pour l'empêcher de communiquer avec les allemands et les collaborateurs. Ensuite, il fait circuler une lettre à la population de Saint-Isidore, qu'il avait réussi à convaincre de se rallier à nous, 

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afin d'éviter de vendre de la nourriture aux personnes n’étant pas de ce quartier et la conserver pour nourrir les prisonniers polonais. Il demande aux camarades de ne pas couper les cheveux à des jeunes femmes afin d'éviter des vengeances personnelIes. Dans la population de Saint-Isidore. seul un boulanger admirateur du fascisme, fut inquiété. GILLES l'avait amené à l'hôtel d'Albion. Il en a profité pour mobiliser un car et prendre de la farine. Il la confia au boulanger qui était à Saint-Isidore, qui a fait du pain sous son contrôle et le distribua gratuitement à toute la population de Saint-Isidore. 

   Tous les faits contenus dans ce compte-rendu que j'ai eu la lourde charge de développer, en accord avec tous les camarades vivants cités dans ce document, sont véridiques et contrôlables; sans  oublier que cinquante années ont passé depuis. 

Je signale quand même qu'au mornent des faits, des rapports ont  été régulièrernent transmis aux responsables de la résistance, par moi-même. par d'autres camarades et plus particulièrement par GILLES. Il en rédigeait tous les deux jours environ. durant cette période, mais nous n'avons jamais eu de nouvelles de ces rapports.

Je termine en remerciant tous les camarades qui ont participé à  toutes ces actions pendant l'occupation et au moment de l'insurrection, ceux qui sont encore vivants sans oublier tous les disparus. Ensemble, nous avons rempli notre mission qui était de chasser les nazis de notre pays.

Ce compte-rendu qui m'a été demandé pour être confié à la commission historique du musée de la Résistance, a été une tâche très difficile à accomplir. Heureusement que j'ai eu la collaboration des camarades Louis GIANNINI, GILLES. Ange CASTELLANI à qui j'ai dernandé de bien vouloir signer avec moi cet exposé. 

Soussigné :

Giannini, alias Malou, Responsable du secteur Nice Ouest des questions militaires

Gilles de André, alias Gilles, Responsable du Secteur Lingostière, St Isidore
Castellani, alias Bagneau, du Tuange FTPF légaux Ménéi Giorni

Ch Ménardi, alias Bolivi

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